Une cité perdue pour une inconnue
sous forme alphabétique
je m'appelle Dominique
je vis dans un monde chaotique
trop souvent diabolique
mais ne crois pas que ce soit pathétique
car j'ai une âme poétique
Je suis celui qui comprend l'âme du monde
et qui parle le langage universel
J'ai 400 ans et je suis immortel
je fuis les bassins immondes
Je reviens de la cité perdue
moi qui la croyais disparue
si elle l'avait vu
elle ne comprendrai pas
elle se demanderait pourquoi
pourquoi j'en suis revenu
Perdu dans la forêt des regrets amers
il existe un lieu sans frontière
sans guerre et sans misère
sans abus et sans faux-frère
Situé au bout de la rivière insolente
il y a une lente chute imminente
je dois franchir cette chute
et chaque fois je chute
mais comme c'est bon d'être léger
plus besoin d'ailes pour voler
plus besoin de marcher pour avancer
ici, plus rien n'a de sens, c'est ma cité
mais c'est pour elle que je suis-la
je dois l'emmener avec moi
même si elle ne me connaît pas
dans mes yeux elle comprendra
Alors notre jeune sage s'approcha de l'étrangère et lui offrit une rose
bleu. Toute la nuit ils discutèrent comme s'ils s'étaient toujours connus,
comme de vieux amants. C'était elle, la reine soleil de sa cité, il
l'avait trouvé et elle, elle n'avait qu'une envie....partir avec lui.
Regarde sous le ciel de diamants
tu y verras comme une lumière
c'est mon âme qui ère
elle danse mélancoliquement
s'élevant dans le firmament.
Fier d'elle-même sans ailes
ici c'est pas pareil
on peut dormir tranquillement
L'étrangère leva alors les yeux vers le ciel céleste et son cœur se
mit
à lui parler. Comme un anableps, elle peut tout voir et l'odeur lui procure
un analeptique des plus efficace.
Sous ses yeux le ciel se transforme
en plusieurs formes difformes
Elle ne reconnaît plus la saison
mais c'est normal, elle n'a pas de nom
Ici, les feuilles s'envolent
en dansant autour de l'acropole
et l'éclairage stroboscope crée
les oiseaux albinos et l'albatros argenté
De la montagne descend
un petit ruisseau fluorescent
finissant sa course dans étant
où s'abreuvent les cent toucans blancs
Puis, une pluie rouge se met de la partie
l'eau s'est transformé en vin
mais quel breuvage divin
s'exclament les arbres et les milles colibris
Un bonheur infini l'inonde
elle comprend maintenant l'âme du monde
et parle le langage universel
elle est devenue immortelle
c'est fou quand on aime la mort n'a jamais existé
et ça, c'est son coeur qui lui a révélé
Les éléments peuvent à présent lui parler
et les loups l'invitent à chanter
alors que lui, il lui offre un café
le reste c'est à l'étrangère de l'inventer
Dominique C.,